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Pantruche Histoire de ce carnaval 
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  Mille ans de grande fête centrale parisienne

     

    A partir au moins du XIème siècle, juqu'au milieu du XVème siècle, Paris connaît la Fête des Fous. Cette très grande fête a son épicentre à la Cathédrale Notre-Dame. Mais ce n'est pas une fête religieuse.

    Après la disparition de la Fête des Fous, au moins dès le début du XVIème siècle, apparaît et prospère le Carnaval de Paris. À cette époque, l'épicentre du Carnaval de Paris est le Pont Notre-Dame. Paris est une très grande ville, depuis au moins le XIIème siècle, son Carnaval est donc un très grand Carnaval.

    La première description connue du cortège du Boeuf Gras remonte à mars 1739. Ce cortège est bien plus ancien, car c'est déjà alors une fête traditionnelle.

    Interdit par la municipalité parisienne en 1790, le Carnaval est autorisé à nouveau et redémarre en trombe à partir de 1799. Le cortège du Boeuf Gras, disparu durant 15 ans, reparaîtra en 1805. Ce cortège aurait pratiquement certainement bénéficié de la protection du poête chansonnier Vaudevilliste Antoine-Pierre-Augustin de Piis qui était également, de 1800 à 1815 le premier Secrétaire Général de la Préfecture de Police, sous trois Préfets de Police successifs (la Préfecture de Police a été créée en 1800).

    La Promenade du Boeuf Gras, au cours du XIXème siècle, sortira au moins 70 fois et connaîtra un développement énorme devenant de facto la Fête de Paris dans le cadre du Carnaval de Paris. On disait à Paris, vers 1860, de quelqu'un qui a réussit il est boeuf gras ou il est entré à l'abattoir.

    Le Carnaval de Paris ne fut jamais rejeté par les Parisiens mais souffrit de problèmes politiques et d'organisation. En particulier, l'opposition entre la Ville de Paris comme entité, et le gouvernement français à Paris (rois, empereurs, républiques) qui est attestée au moins depuis la mort du Prévôt des Marchands Étienne Marcel en 1358. Dirigeant Paris et représentant les intérêts parisiens contre la monarchie, Étienne Marcel fut tué par les partisans du futur roi Charles V. Cette rivalité est encore illustrée en 1790 au moment de la départementalisation, quand le pouvoir politique ravale la Ville de Paris au rang d'une partie du 75ème département de la France, portant le nom de Département de la Seine.

    Le pouvoir étatique a toujours cherché à favoriser la fête royale, impériale ou nationale au détriment de la fête identitaire de Paris, ville réputée encore au XIXème siècle la ville traditionnelle des révolutions (la dernière insurrection générale de Paris remonte à août 1944).

    L'opposition entre le pouvoir étatique à Paris et la Ville de Paris a privé cette dernière de maire durant 183 ans, depuis 1794 jusqu'à 1977 (excepté deux brefs interludes, l'un en 1848, l'autre en 1870-1871). Durant cette période, le Département de la Seine était dirigé par un Préfet, nommé comme tous les Préfets directement par le Ministre de l'Intérieur.

    Cependant, comme la force du Carnaval de Paris a toujours été très grande, les problèmes politiques n'auraient pas été suffisants pour le faire disparaître durant 45 ans depuis 1952, jusqu'à 1998, s'il n'avait pas connu également des problèmes graves d'organisation à partir de 1869 (crise de la Fédération de la Boucherie de Paris - Affaire Mathurin Couder).

    Le Carnaval de Paris renaît à présent et le cortège de la Promenade du Boeuf Gras défile à nouveau et chaque année depuis 1998.



    Dimanche 7 juin 1998
    au départ du cortège de préfiguration de la renaissance
    du Carnaval de Paris,
    sortie inaugurale du Géant-Boeuf de Carnaval
    oeuvre de Rafael Estève.

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  La période internationale de 1904-1914

     
    La Reine de Madrid Concepcion Ledesma (au centre) avec ses deux demoiselles d'honneur, Louise Mungira et Mathilde Gomez, en partance pour Paris en 1906
    Photo l'Illustration, 17 mars 1906

    À Paris, le Boeuf Gras est la vedette des Jours Gras qui se terminent le Mardi Gras. L'autre temps fort du Carnaval de Paris, à mi-chemin entre Mardi Gras et Pâques, est le Jeudi de la Mi-Carême. Les vedettes de la Mi-Carême sont des femmes : les Reines de la Mi-Carême.

    À partir du XVIIIème siècle à Paris, ces Reines sont des blanchisseuses. On les appelle aussi Reines des Lavoirs ou Reines des blanchisseuses.

    Elles paraissent avoir formé un cortège central durant une partie du XIXème siècle. Ce cortège se défait ensuite en cortèges locaux. Il se regroupe à nouveau à partir de la Mi-Carême 1891, à l'initiative de la Chambre Syndicale des Maîtres de Lavoirs de Paris et du département de la Seine (fondé en 1870), dont le siège était rue de Bondy, et le président alors, Monsieur Morel, auquel succédera ensuite Monsieur Henri Semichon.

    Vers 1895, les Reines élues des Marchés et des Halles paraissent ravir la vedette aux blanchisseuses.

    D'après certains, c'est le prestige considérable des Reines parisiennes qui amena l'élection de Reines dans d'autres villes, y compris hors de France.

    Ce qui en tous cas est sûr, c'est que c'est en 1902 que le très grand et célèbre marché de Porta Palazzo, à Turin, élit sa première Reine : Margherita Rosa. La Reine de Porta Palazzo fut baptisée vers cette époque Reginetta palatina, en référence à la Porta Palatina, porte antique romaine bien conservée, et située pas loin du marché.
    Ruzena Brazova, Reine Tchèque
    Le Petit Journal, 2 mars 1910
    L'arrivée à Turin d'une Reine parisienne (à gauche)
    reçue par la Reginetta Palatina Rosina Ferro-Pia (à droite) et sa Cour, en Septembre 1904
    Le Petit Journal, 18 septembre 1904

    En septembre 1904, à l'initiative de la rédaction de la revue turinoise Il Fischietto (le Sifflet), les Reines de Paris furent invitées aux grandes fêtes du marché de Porta Palazzo (bien que costumées, ces fêtes avaient lieu en dehors de la période du Carnaval).

    Porta Palazzo 1904 : ce fut le début de la période internationale du Carnaval de Paris. Elle allait durer dix ans.

    En 1905, les Reines de Paris furent invitées au Carnaval de Milan.

    Pour la Mi-Carême 1905, arriva à Paris une grande délégation italienne : 200 Piémontais et 100 Lombards avec la Reine de Turin (Reine du Marché de Porta Palazzo) et la Reine des marchés de Milan.

    Le char des Reines italiennes Rosina Ferro-Pia et Maria Nulli, avec le reste du cortège 1905 à Paris, fut rejoint sur la place de la Concorde, et escorté ensuite par la cavalerie de Buffalo Bill (sa troupe était arrivée la veille à Paris).

    En 1906, trois Reines arrivent à Paris à la tête de délégations : italienne, avec la Reine des Commerces de Rome (Marta Speroni), portugaise, avec la Reine de Lisbonne (Valentine Torrea), espagnole, avec la Reine de Madrid (Concepcion Ledesma) ainsi que, de Suisse, Mademoiselle Hermance Taverney, Palès, déesse du Printemps de la Fête des Vignerons de Vevey 1905.

    En 1909, le Carnaval de Paris reçoit pour la Mi-Carême une délégation belge avec à sa tête les Reines d'Ostende : Mesdemoiselles Magda Asaert, reine d'Ostende, Florine Surveillant, reine de l'Industrie balnéaire et Hélène Fermote, reine de la Pêche.

    En 1910, une délégation de Prague vient à Paris. A sa tête, la très belle Reine Tchèque, Ruzena Brazova.

    En 1911, nouvelle délégation tchèque avec, à sa tête, les Reines des fleurs de Prague : Bozena Skoupova (élue à Paris Reine des Reines de Fleurs), Anetta Horova et Helena Sykorova (une quatrième reine, Mademoiselle Lausmannova, partie pour Paris, malade, rebroussa chemin avant d'arriver).

    En 1910 et 1911, la foule parisienne acclame en Tchèque les reines étrangères. Elle crie "Nazdar !" salut des Sokols (les Faucons), sociétés patriotiques tchèques existant à l'époque (les Tchèques font alors partie de l'Empire Austro-Hongrois).

    En 1914, une délégation piémontaise vient à Paris pour la seconde fois, avec à sa tête la petite Reine palatine 1914 : Adélaïde Revelli.

    Durant cette période, les Reines parisiennes de la Mi-Carême - conduisant des délégations - visitèrent Prague, Pilsen, San Sebastian, Londres, Naples... Après la reprise du Carnaval de Paris en 1919, les échanges internationaux ne reprirent pas, exceptée la venue très appréciée, pour la mi-carème 1926, d'un ensemble de 153 musiciens belges : le Soutien de Saint-Gilles.

    Durant les 45 ans d'interruption des cortèges traditionnels du Carnaval de Paris, depuis 1952 jusqu'à 1998, eut lieu un spectacle de rue et sur la Seine en l'honneur des Carnaval : "La Fête de l'été". Manifestation organisée en juin 1977, notamment par la chaîne de radio privée Europe I, et la Mairie de Paris. Très réussie, baptisée aussi "Carnaval des Carnavals" elle attira un million de Parisiens. Cet évènement connaîtra une participation belge (les Gilles marchiennois), espagnole (la reine du Carnaval de Valence), allemande (de Mayence), colombienne et brésilienne (l'école de Samba Beija Flor).

    Presque dès le début des efforts entrepris pour la renaissance du Carnaval de Paris, en 1993, des démarches furent faites et des contacts établis hors de France pour la reprise de sa belle tradition festive internationale.

    En 2005, ces efforts aboutirent, avec la venue d'Italiens commémorant le centenaire de la participation de l'Italie, au Carnaval de Paris 1905.

    Nous allons continuer !!

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  Belles pages à travers les siècles

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Mise à jour 2008-10-15
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